Kenny Wheeler quartet

Mercredi 11 Février 1998

A l'affiche

Il est connu comme un des piliers du label ECM. Dès le premier disque,"Gnu high" en 1975 (avec Keith Jarrett, Dave Holland et Jack DeJohnnette), en passant par "Dear Wan" (avec Jan Garbarek, John Abercrombie, etc ...) jusqu'au tout récent "Angel song" (avec Lee Konitz, Bill Frisell et Dave Holland ... sans batteur !) on retrouve une esthétique raffinée, un discours très poétique qui font merveille. Mais Kenny Wheeler a toujours refusé de se laisser enfermer dans un style. Au point que sa carrière musicale peut dérouter : A peine engagé dans une esthétique, il n'a de cesse d'en sortir. Be bop au milieu des années 60, free jazz de 68 à 71, membre du quartet d'Anthony Braxton de 73 à 76, puis c'est la période ECM : tout à la fois la musique de son propre groupe bien sûr, et celle, très éthérée, du trio "Azimuth" (avec le pianiste John Taylor et la chanteuse Norma Winstone) mais aussi celle, beaucoup plus robuste, du quintet de Dave Holland (avec le saxophoniste Steve Coleman). C'est plutôt dans cette dernière voie, assez "rentre-dedans", que Kenny Wheeler a constitué le quartet qui viendra ce mois-ci : le batteur Adam Nussbaum (accompagnateur régulier de John Scofield et de Michael Brecker) étant gage d'une énergie et d'un entrain communicatifs. Deux anglais (John Taylor et Chris Laurence, qui jouent souvent avec John Surman) et deux américains (bien que vivant en Angleterre depuis la fin de son adolescence, Kenny Wheeler est de nationalité canadienne, né à Toronto) ce quartet est bien à l'image de son leader : à cheval sur deux mondes.

Théâtre Maxime Gorki
Rue François Mitterrand
76140 Le Petit Quevilly

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