concert passé

Theo Croker

Star People Nation

Saint Jacques sur Darnétal, L'Entre-Seine

20H30

16
Oct
2018

Avec son quintet, Theo Croker est, depuis 2 ans, l’accompagnateur régulier de Dee Dee Bridgewater. D’abord inspiré par son grand-père, le trompettiste Doc Cheatham (qui fut partenaire, entre autres, de Cab Calloway), Theo Croker a acquis aussi de l’expérience auprès de son professeur, Donald Byrd. Puis il a vécu plusieurs années en Chine, à Shangaï. C’est d’ailleurs là que Dee Dee Bridgewater l’a découvert. Revenu aux États Unis, Theo Croker est aujourd’hui, à 33 ans, l’une des grandes promesses du jazz américain. Dans sa musique, il unit le passé et le présent et jette un nouveau regard sur les styles.
“Figure emblématique d’une génération qui a su s’affranchir des anciennes étiquettes collées au jazz, Theo Croker déambule avec décontraction et un solide bon sens à travers un dédale d’influences urbaines [...] Une errance qui le porte vers la brûlante modernité d’autres génies trentenaires comme Kamasi Washington ou Christian Scott.” (Les Inrockuptibles)

Theo Croker
Musiciens
Theo Croker "Star People Nation"

Theo Croker (trompettte, compositions), Irving Hall (saxophone alto), Michael King (piano, orgue), Eric Wheeler (contrebasse), Kassa Overall (batterie).

Photographies du concert
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Comme un air de Messengers du 21e siècle. Les années 70 avaient déjà engendré un all-star (Quintet VSOP) autour de l’ex quintet de miles ( Wayne Shorter, Tony Williams avec Freddy Hubbard à la trompette) . 40 ans plus tard ce quintet de jeunes prodiges relèvent cette tradition avec une belle modernité. Pas de passéisme, principalement des compositions originales, (sauf un beau « Never let me go » ou Theo Croker nous livre aussi un talent de chanteur, sans ostentation et un rappel gershwinien « embraceable you » , on pense à Chet Baker)
Avec un bagage impressionnant, cet ancien élève de Donald Byrd adoubé par Winston Marsalis, a réussi un beau pari, nous donner à entendre un jazz actuel en gardant les codes du quintet « à l’ancienne » . Une exposition des thèmes habilement harmonisée pour le duo sax trompette puis une lecture personnel de chacun, Irving Hall à l’alto très impressionnant flirtant avec Éric Dolphy , étirant quelquefois le tempos à l’extrême pour surprendre à chaque fois dans le déroulement des ses chorus.
On peut juste s’interroger sur l’utilité de 2claviers autour du piano permettant à Mike King de jouer une main sur chaque. Son discours au piano n’avait rien à y gagner, il gardait toutefois l’orgue Hammond prévu à cet effet, pour une envolée époustouflante sur une composition de jeunesse de son leader.

2 heures de belle musique avec un accueil saintjacquais chaleureux, (crêpes à l’entracte!).
Si, nombreux que vous l’êtes vous avez boudé ce moment de bonheur vous pouvez vous rattraper demain (pour 2x le prix) au New Morning ,après c’est la suisse!
Dans les réactions de fin de concert, la stupeur de certains de voir un tel concert en ce lieu doublé de l’étonnement de n’y voir que si peu d’amateurs présents.
L’amateur de Jazz espèce en voie d’extinction ?

Vincent Guilbert

Merci à RJA de nous avoir fait découvrir Theo Croker et sa bande qui jouent un Jazz actuel emprunt de toutes les références des grands du passé. Et non l’amateur de Jazz n’est pas en voie d’extinction, il fait même la route pour venir du Havre (jusqu’à St Jacques …) pour satisfaire sa passion.

Denis Chabanian

Quelle découverte pour nous !
NYC à Saint-Jacques !
Des musiciens jeunes, débordant de talent et une coolitude New Yorkaise que nous avons adoré. Des souvenirs du Village Vanguard sont repassés par là...
Leurs interprétations libres et impressionantes marquent particulièrement quand on est musicien et le batteur qui jouait dans l’esprit d’Elvin, entrant chaque note et donnant des couleurs africaines à chaque instrument du set (surtout en solo).
Quel dommage que la salle n’ait pas été remplie - il faut du temps quand on change les habitudes du Rouennais peut-être

Stéphane Moureu

Il faut se rendre à l’évidence: le jazz ne remplit plus les salles. Je suis le premier à le déplorer. John Coltrane serait de notre monde, pas sûr qu’il remplirait le Zénith. Aujourd’hui les jeune écoutent Booba et ce dernier fait le plein et aussi Ibrahim Maalouf. Mais ce dernier fait-il encore du Jazz… Pour le constater, il suffit de voir les nombreuses têtes blanches qui dominent dans les concerts du RJA. L’époque bénie de la salle Sainte Croix des pelletiers est à jamais révolue. Hélas. Le concert de Don Cherry dans une salle enfumée et pleine comme un oeuf restera à tout jamais dans ma mémoire.
Ceci précisé, revenons au concert de mardi. Tout d’abord une bonne surprise, un entracte, en voilà une bonne idée! Nos vieux os ont apprécié. Merci.
  Quand à la qualité musicale de Théo Croker et ses acolytes, hormis la prestation du saxophoniste alto invité de dernière heure et qui n’était pas dans la dynamique du groupe - trop de fougue et de rage- elle m’a semblé empreinte de beaucoup d’influences mais complètement dans l’air du temps: “body and soul”. L’originalité du groupe était dans sa complicité.  Une avalanche de notes tirées au cordeau et une liberté totale dans l’improvisation.
  Une dernière chose. Je croyais que la fièvre de la photo prise au smartphone était cantonnée ailleurs
ben non, Voilà que les séniors s’y mettent aussi. Pitié!!

jibepe

Jacky, tu t’es surpassé, encore, cette fois, cadrages, lumières, tout est nickel chrome. Cette salle cachée dans la forêt de St jacques commence à nous marquer par ses qualités acoustiques et le fait que R.J.A nous offre un aller/retour dans un club de N.Y.C en 2h chrono nous a ramené à certains concerts flamboyants. Preuve que le bricolage associatif persévérant peut structurer nos goûts et nos espaces imaginaires !

guillou jacques

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